L'effet BARNUM

Effet de validation subjective

Phinéas T. Barnum était loin de se douter que son nom passerait non seulement à l'histoire de la psychologie, mais également à celle des spectacles populaires. On attribue au patron du célèbre cirque américain deux phrases qui expliquent, à ses yeux, le succès de son entreprise. La première, qui affirme qu'« à chaque minute naît un gogo », évoque l'indéracinable crédulité de tout un chacun et la seconde nous dit que pour être populaire « il faut réserver à chacun un petit quelque chose ». C'est sans doute la raison pour laquelle le psychologue Paul Meeh a nommé « effet Barnum » l'importante illusion perceptive qui porte aussi le nom d'effet de validation subjective.

L'effet Barnum consiste en notre tendance à voir dans un événement, un phénomène, une analyse, etc., ce que nous désirons voir, ce qui nous convient. Une fausse description de notre personnalité peut nous paraître précise et spécifique alors qu'elle est vague et qu'elle peut s'adapter à de nombreux sujets. En ce qui concerne l'astrologie l'effet Barnum peut être défini comme un penchant à accepter comme pertinent un thème qui ne nous correspond pas. On rencontre cet effet dans la graphologie et dans bien d'autres domaines.

Avec un test très simple, il est possible de participer à une expérience qui donnera en cas de réussite une idée de l'effet Barnum. Il faut absolument suivre les indications à la lettre, il ne faut pas écrire n'importe quels noms ou prénoms mais de préférence des noms de personnes que l'on connait.



Réalisation du test :

Ecrire les chiffres de 1 à 11 dans une colonne descendante.
Puis écrire le plus spontanément possible en suivant de haut en bas :
- A côté des chiffres 1 et 2, écrire un nombre au choix
- A côté des chiffres 3 et 7, inscrire le nom d'une personne du sexe opposé
- A côté des chiffres 4, 5 et 6 écrire le nom de n'importe qui (ami, famille, etc.)
- Ecrire quatre titres de chanson en 8, 9, 10 et 11 (une seule chanson à la fois)


Résultat du test :

- La personne nommée en place 3 est celle que vous aimez
- Celle que l'on trouve en place 7 est une personne que vous appréciez beaucoup mais que vous ressentez comme problématique.
- Vous tenez beaucoup à la personne mise en position 4.
- La personne mise en place 5 est une personne qui vous connaît bien.
- La chanson n° 8 est celle qui s'associe avec la personne en 3.
- Le titre placé en 9 est la chanson pour la personne en 7.
- La chanson donnée en 10 est celle qui en dit le plus sur votre état d'esprit.
- La chanson placée en 11 est celle qui révèle vos sentiments par rapport à cette aventure bizarre qu'on appelle la vie.

Ce test n'est pas probant à tous les coups mais on obtient parfois des résultats étonnants (jusqu'à 10 réponses “justes” sur 11 dans certains cas).

Explication :
Ne soyez pas trop déçu, ce petit jeu n'a évidemment aucune valeur. Il illustre simplement à quel point nous arrivons à interpréter des informations vagues et floues (les résultats du test) et à leur donner du sens. Nous sommes capables, à partir de suppositions incohérentes, d'accepter des interprétations sur nous-mêmes et de trouver en plus qu'elles ont du sens. Avec ce test, le résultat peut être convaincant car les données que nous fournissons viennent d'impulsions psychologiques plus ou moins conscientes.

L'effet Barnum consiste en notre tendance à voir dans un événement, un phénomène, une analyse, etc., ce que nous désirons voir, ce qui nous convient. Une fausse description de notre personnalité peut nous paraître précise et spécifique alors qu'elle est vague et qu'elle peut s'adapter à de nombreux sujets. En ce qui concerne l'astrologie l'effet Barnum peut être défini comme un penchant à accepter comme pertinent un thème qui ne nous correspond pas. On rencontre cet effet dans la graphologie et dans bien d'autres domaines. Plusieurs des phrases que nous venons de lire dans ce test sont en fait très vagues : “une personne que vous appréciez beaucoup”, “que vous ressentez comme problématique”, etc.

Il est possible de créer une “étude” astrologique de personnalité dans laquelle chacun se reconnaîtra quelle que soit sa date et son lieu de naissance. Ce genre d'étude passe-partout nous trompe parce qu'elle compense nos défauts par des qualités, ces dernières étant suffisamment valorisantes pour que l'ensemble soit acceptable.

Tout un chacun est tenté d'accepter des descriptions vagues et générales de sa personnalité comme uniquement applicable à sa personne sans se réaliser que cette même description sera valable pour presque tout le monde. C'est ça, l'effet Forer. Le terme effet Barnum vient probablement du psychologue Paul Meehl, en référence à l'expression de Barnum selon laquelle un bon cirque doit "offrir quelque chose à tout le monde". Ce même phénomène est aussi connu sous le nom d' évaluation subjective.

Faux espoirs, vanité, prendre ses rêves pour des réalités et la tendance de donner un sens à toutes ses expériences figurent parmi les explications les plus citées de l'effet Barnum.

L'effet Barnum semble expliquer, en partie du moins, pourquoi tant de personnes, pourtant très intelligents, croient que l'astrologie, la cartomancie, la chiromancie, la numérologie, la graphologie, le spritisme, etc. "fonctionnent". Mais des études scientifiques rigoureuses concernant ces pseudo-sciences démontrent clairement qu'elles ne sont certes pas des instruments d'évaluation de la personnalité valables. Pourtant, toutes ces "disciplines" ont des clients satisfaits qui croient dur comme fer en leur exactitude et précision. Ces clients nient ou refusent de voir la plupart des déclarations fausses des praticiens. Souvent, par leurs propres paroles, actions, expressions corporelles et faciales, les clients fournissent eux-mêmes la plus grande partie des informations qu'un conseiller "psychique" les ressert en utilisant habilement des techniques de cold reading.


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# Posté le lundi 11 août 2008 10:13

Le TITANIC et Le TITAN

Le TITANIC et Le TITAN
L'histoire était écrite depuis 14 ans


L'écrivain Morgan ROBERTSON, publia un roman racontant l'histoire du naufrage d'un navire. Ce récit, bien que datant de 14 ans avant le drâme du Titanic, en est presque une copie. Le nom du bateau de ROBERTSON était le Titan. Il mesurait 244 mètres et déplaçait 70000 tones, le Titanic, 269 mètre pour 66000 tonnes. L'ouvrage fut publié aux Etats-Unis en 1898, sous le titre "Futility", et réédité en 1912, l'année même du naufrage, sous le titre "The Wreck of the Titan".


En 1898, 14 ans avant le naufrage du Titanic, Morgan Robertson, écrivain de la mer,
avait imaginé la catastrophe dans un roman visionnaire !


Tous deux avaient trois hélices et atteignaient des vitesses de 24 à 25 noeuds. Dans le livre, le Titan pouvait recevoir 3000 personnes, équipage compris, et ses canots étaient en nombre insuffisant, mais personne ne s'en souciait car le Titan, avait été déclaré insubmersible pas ses concepteurs, comme sur le Titanic!

LE NAUFRAGE DU TITAN

Le roman de Morgan Robertson, "LE NAUFRAGE DU TITAN", nous livre une belle et héroïque histoire d'amour entre un marin courageux, une petite fille bravant le danger et une mère retrouvant enfin le bonheur complet. L'histoire raconte comment un navire de 75.000 tonnes et long de 243 mètres, fonçant à travers le brouillard à la vitesse de 15 mètres par seconde, va s'encastrer dans un iceberg en plein brouillard, au large de Terre Neuve, lors de sa première traversée de l'Atlantique.

Morgan Robertson,, a conçu son récit comme un pamphlet contre la volonté dominatrice de la technique en général, et de l'impérialisme britannique en particulier. Tous les détails de contexte sont campés pour rendre haïssable et futile cette volonté de puissance ce qui mène le monde, à toute vapeur, vers la catastrophe.

Le Titan cristallise toute la technologie, tout le savoir-faire humain en matière de construction navale, il est le plus grand vaisseau jamais construit par l'homme, le plus puissant, le plus rapide, et aussi le plus sûr. Equipé de caissons étanches, il est présumé insubmersible. Ce géant a été conçu pour assurer par tous temps, en toutes saisons, la traversée de l'Atlantique Nord à une vitesse record.

Au regard de cet argument publicitaire les deux risques possibles (le choc avec un autre navire, ou avec un iceberg) semblent un prix acceptable. En effet, si le navire heurte un autre navire, il le coupera en deux sans grand dommage, étant donné sa masse, et les assurances paieront; et s'il heurte un iceberg, il ne risque que des dégats mineurs, étant donné la conception révolutionnaire qui le rend insubmersible. C'est pourquoi la compagnie a donné comme consigne au capitaine de foncer dans le brouillard à toute vapeur pour établir un nopuveau record.

Pour les mêmes raisons on a négligé les canots de sauvetage: il ne se trouve à bord que vingt-quatre chaloupes susceptibles d'embarquer cinq cents personnes. Le navire a battu, lors de son voyage inaugural, le record de la traversée, au retour de New York.

La consigne a été donnée de forcer les machines pour battre un nouveau record. Un premier drame se déroule au début du voyage, pendant la nuit: un petit navire est coupé en deux par le Titan, qui n'a pu l'éviter à cause de sa vitesse excessive. Mais le capitaine, qui obéit aux consignes de la compagnie, ordonne que l'on poursuive la route sans chercher à sauver les éventuels survivants. Il est tard et le drame est passé inaperçu des passagers, mais pas à quelques membres de l'équipage. Ces derniers sont convoqués dans le bureau du capitaine, qui achète leur silence.

Il est tard et le drame est passé inaperçu des passagers, mais pas à quelques membres de l'équipage. Ces derniers sont convoqués dans le bureau du capitaine, qui achète leur silence. Mais l'un d'eux refuse ce marché. Il s'agit d'un ancien capitaine, qui déclassé, est redevenu simple matelot à la suite d'une histoire d'amour qui l'a fait tomber dans l'alcoolisme.

L'homme, qui n'a plus rien à perdre, veut racheter l'échec de sa vie par une action d'éclat. Panique du capitaine, qui finit par trouver le point faible: à ce témoin récalcitrant, on va fournir du whisky à volonté, pour qu'à l'arrivée en Angleterre, il ne soit plus qu'une loque incapable de témoigner. Pendant ce temps-là le Titan s'achemine à toute vapeur vers son destin. Pour éviter que Rowland, le témoin gênant, ne soit au contact des passagers, on l'a envoyé à l'avant du vaisseau. Là, quelques minutes avant la collision, on le voit discuter avec un officier du rafraîchissement subit de l'air, signe de la proximité de champs d'icebergs, dans une scène qui évoque irrésistiblement un moment intense du film de James Cameron (Titanic, 1998). Et ce qui suit ne l'évoque pas moins. Hurlement de la vigie: "Ice ahead. Iceberg, Right under the bows!". Man½uvre désespérée. Mais il est trop tard, le choc est inévitable; lancé à la vitesse de vingt-quatre n½uds, le géant glisse sur une sorte de plan de glace incliné, sa proue s'élève; puis il bascule et se couche sur le côté. Les chaudières explosent, entraînant dans une mort atroce tous ceux qui travaillent dans les soutes. Seulement deux barques pourront être mises à la mer. Le lendemain, la presse mondiale se déchaîne: l'invincible Titan, l'orgueil de la marine britannique, a coulé lors de sa troisième sortie, entraînant dans la mort presque tous ses passagers et marins.

HASARD OU PROPHETIE

Ce récit, évidemment, coupe le souffle, et on cherche d'abord à en savoir plus sur la personnalité de l'auteur. Ce qui n'est pas chose facile, car, comme il fallait s'y attendre, sa biographie s'est trouvée quelque peu auréolée de légende. Ainsi, la rumeur a couru qu'il était mort sur le Titanic. Mais l'histoire, si l'on peut dire, est trop belle pour être vraie.

Morgan Robertson est mort en 1915, soit trois ans après la catastrophe; et comme son roman a été réédité en 1912, l'année du Titanic, il a sans doute été questionné sur sa prophétie. C'est probablement à cette occasion qu'il s'est expliqué sur son procédé d'écriture. Robertson avait, semble-t-il, la particularité d'écrire parfois dans un état médiumnique. Morgan Robertson est né en 1861 à Oswego, dans l'Etat de New York. Dès l'âge de seize ans, après le lycée, il devient marin et travaille dans la marine marchande de 1877 à 1886.

Par la suite, il trouve un emploi dans une bijouterie; mais des problèmes de vue l'obligent à abandonner ce travail et à se consacrer à l'écriture. Il devient un spécialiste de la nouvelle et du roman maritimes. Bien qu'autodidacte, il possède une solide culture, et une puissante capacité d'expression et de réflexion, dont témoignent ses écrits. C'est un marginal, un homme révolté contre la société de son temps, qui passera toute sa vie dans les difficultés matérielles. Une certaine reconnaissance lui viendra sur le tard, avec la publication de ses ½uvres complètes, alors qu'il est devenu presque aveugle. On le trouvera mort dans un hôtel d'Atlantic City, le 24 mars 1915, assis dans un fauteuil faisant face à la mer.

De toute évidence, les constructeurs du Titanic n'ont jamais entendu parler du roman de Robertson, dont l'auteur, à la fin du siècle, reste à peu près inconnu. Et s'ils en avaient entendu parler, ils auraient appelé leur navire autrement.

La "prophétie" de Robertson semble encore plus frappante quand on récapitule les circonstances des deux naufrages, et les ressemblances entre le Titanic et le Titan imaginaire: Les noms des navires, les cause lointaines, psychologiques et culturelles, du drame. Ll'orgueil du technicien fausse le jugement; on fonce dans le brouillard pour battre un record, au mépris des règlements et de la pludence la plus élémentaire. Les lieux: l'Atlantique nord, au large de Terre Neuve. L'époque de l'année: une nuit d'avril. La cause immédiate: la collision avec un iceberg. La cause des pertes humaines: le manque de chaloupes de sauvetage. Et la coïncidence est encore plus frappante quand on prend en compte les caractères techniques des deux navires. Robertson, qui a été marin, est solidement documenté. Aussi, quand il décrit le Titan, il utilise les projets techniques de son temps. Le Titan incarne le sommet de la technologie de 1898, le sommet de la démesure réalisable; probablement mis en chantier quelques années après la publication du roman, vu les délais de construction, le Titanic concrétise les plans des ingénieurs de la fin du XIXè siècle.

L'affaire des chaloupes manquantes, si frappant à première vue, l'est moins quand on se dit qu'assez vraisemblablement c'était une pratique de l'époque de n'embarquer que le nombre de canots de sauvetage exigé par la loi, pour gagner de la place, et que cette pratique a été relevée et stigmatisée dans le cas du Titanic, tout simplement parce qu'il y a eu naufrage. Que le vaisseau soit britannique n'a rien d'étonnant; à l'époque de Victoria l'Angleterre est la première puissance mondiale et domine les mers. D'autre part, où mettre en scène un vaisseau si révolutionnaire, si ce n'est sur la ligne de l'Atlantique nord, où le trafic est le plus important? Et comme l'iceberg est le seul obstacle capable de venir à bout d'un navire présumé insubmersible, comme d'autre part il incarne au mieux, face aux entreprises futiles des hommes, la permanence de l'implacable réalité cosmique, il faudra que le Titan heurte un iceberg. De ce fait, la rencontre fatale ne pourra avoir lieu qu'au large de Terre Neuve; de nuit, pour fournir l'absence de visibilité; et au mois d'avril, parce que c'est l'époque où les icebergs se détachent de la banquise.

Sur le pont du Titanic comme sur le pont du Titan, on a discuté, quelques minutes avant la catastrophe, du refroidissement de l'atmosphère imputable à d'éventuels icebergs, ce qui est normal, car les icebergs n'ont pas pour propriété connue de réchauffer l'atmosphère. Reste un point intrigant, le nom des deux vaisseaux. A première vue la coïncidence est si frappante qu'elle nous fait changer d'ordre de probabilité, et semble accréditer la thèse de la prophétie.

Pourtant, c'est l'imaginaire de l'hybris qui meut la catastrophe imaginaire comme la catastrophe réelle; et, pour incarner l'hybris prométhéenne, quoi de plus indiqué qu'un Titan? De plus, la White Star avait déjà à l'époque lancé sur mer l'Océanic, le Teutonic, le Majestic, tous des navires rivalisant en taille, en puissance et en luxe. Ayant imaginé pour son histoire un immense paquebot, que lui restait-il comme autre nom pour traduire l'idée du gigantisme, hormis celui de Titan?

On compte parmi les victimes du naufrage du TITANIC le célèbre journaliste W.T. Stead qui dans la critique qu'il avait faite du livre de Morgan Robertson avait conclu par cette phrase: "c'est exactement ce qui pourrait se passer si les grandes compagnies de paquebotes persistent à ne pas prévoir assez de chaloupes de sauvetage pour tout le monde !"

Les comptes rendus de la vénérable Society for Psychical Research regorgent de tels témoignages de personnes ayant eu la vision d'une catastrophe prochaine. Mais Roberston en a fait un livre, ce qui donne bien plus de poids à son expérience et à son récit.


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# Posté le lundi 11 août 2008 10:26